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De La Jarrie Audouin aux galeries de New-York

Vingt-quatre années plus tard, il est bon de préciser que le peintre Véronique Adrien n'a jamais habité Loulay. En réalité, elle demeurait à La Jarrie Audouin, dans la maison de ses arrières-grands-parents Alcide et Maria Adrien.

 

 

"ART ET SPECTACLE/ PEINTURE                  1987

De Loulay aux galeries de New-York

Véronique Adrien n'a que 26 ans, mais les galeries new-yorkaises déroulent devant ses pieds le tapis rouge. Avant de partir, elle expose à partir d'aujourd'hui à l'Hôtel de Ville.

Dans une savante pénombre, des chaussons de danse sont pendus le long d'un violon. Beaucoup de douceur. Il flotte comme un parfum de Rembrandt. Chut! Pas de grands mots. Véronique Adrien n'est pas prête à rentrer au Louvre. Mais cette jeune fille de 26 ans a déjà forcé l'attention du public, de ses pairs, et plus important encore, des galeries de peinture.

Dans quelques semaines, la blonde enfant quittera Loulay, bourg paisible de Saintonge, pour New-York. La plus grande ville américaine est, comme chacun le sait, la vraie capitale du marché de l'art. Peut-on rêver d'un meilleur départ dans la vie? "J'ai vendu une seule toile aux Etats-Unis", explique Véronique Adrien, "Mais l'Américaine qui me l'a achetée est assez influente auprès des galeries. C'est elle qui a arrangé mon départ et m'a persuadée d'aller peindre là-bas.".

Malgré la griserie d'un départ imminent, la jeune peintre n'envisage pas sans interrogations de quitter l'atelier de campagne où elle a puisé des premières inspirations, "Je suis très campagne", dit-elle. Bien qu'ayant fréquenté Parie au cours de ses études, elle fait mine de s'effrayer devant la "cohue" rochelaise. Et Paris? "Ce n'est pas pareil. Je ne fréquentais que le milieu des artistes."

Si la calme maison de famille de Loulay, remplie d'ombres et, de souvenirs est une mine inépuisable. Véronique Adrien n'a jamais hésité à afficher ses ambitions. Nantie d'un diplôme de publicité, elle envisage dans la plus grande sérénité de vivre de sa peinture, sachant bien qu'un échec éventuel ne la laisserait pas démunie.

A Paris, Véronique Adrien n'a pas chômé. Il lui a fallu vaincre les réticences de ses parents fonctionnaires. Reçue première au concours de l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués, elle est une des seules élèves à s'être interressée à tous les ateliers: le graphisme comme la peinture, la céramique comme la sculpture. "J'y ai passé quatre années et une année suplémentaire pour le plaisir." , ajoute Véronique.

Le déclic se produit à La Rochelle : "Ma petite expo à la salle de police de la Mairie en 1983 a bien marché". Aujourd'hui, ses toiles sont exposées en permanence chez Michel Bourcy à Toulouse et chez Christiane Vallé à Clermont-Ferrand.

"Je cherche avant tout à créer l'émotion.", commente la jeune peintre. Sa manière moelleuse a conquis le jury de la Biennale de Marennes, qui lui a décerné son permier prix l'été dernier. Peintre du rêve, du sentiment, Véronique Adrien affectionne des atmosphères à la Valentine Hugo. Elle révère - comme beaucoup - toute la peinture impressionniste, mais aussi un grand contemporain, et qui - lui - n'a rien de moelleux ou d'éthéré: Francis Bacon.

Exposition Véronique Adrien, salle des Echevins, à la Mairie de La Rochelle.

C.L."

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